Le thème du salon de l’auto de cette année met en évidence que notre besoin continuel de voyager, de bouger, n’est pas sans conséquences négatives sur la qualité de notre environnement. L’écologie est donc présente dans tous les stands, ou presque. Et la consommation est devenue un critère de choix important pour beaucoup de nos concitoyens, ne fut-ce que parce que la fiscalité récompense ou sanctionne les acheteurs selon qu’ils ont choisi un véhicule plus ou moins économe en CO2. Je n’échappe pas à cette tendance, et même si je n’ai aucun achat en vue dans l’immédiat, je me surprends déjà à comparer, pour le jeu, la consommation des voitures neuves du marché.
 Dans le domaine de la sécurité routière, on peut aussi se permettre de pousser à l’écologie pour deux raisons.
La première est que le conducteur qui apprend à rouler en respectant les principes de l’éco-conduite devient de ce fait un conducteur moins dangereux. L’éco-conduite est en effet grandement basée sur l’apprentissage de l’anticipation. Or, un bon conducteur est précisément un conducteur qui voit loin et anticipe sur les événements ! Dans cette matière, il est à présent possible de suivre des formations dont le coût est finalement peu élevé en comparaison des économies que l’on fera ensuite.
La deuxième concerne un point du code de la route qui est visiblement ignoré de beaucoup de monde. Et oui, il y a un article « vert » dans le code, l’article 8.6 ! Celui-ci interdit d’une part depuis longtemps de procéder, au point mort, à des accélérations répétées du moteur, et d’autre part, précise que les conducteurs doivent veiller à ne pas laisser le moteur en marche au point mort sans nécessité.
Ce deuxième point a été ajouté dans l’indifférence quasi générale, y compris la mienne, le 1er janvier 2004 ! En clair, on vous demande de ne pas laisser votre moteur en marche quand vous êtes à l’arrêt ou en stationnement. Mais en ce qui me concerne, je crois qu’on peut aussi l’appliquer lors de certaines immobilisations dans le trafic qui durent « un certain temps ». Personnellement, je coupe ainsi mon moteur lorsque je dois stopper à hauteur d’un passage à niveau ou si je suis pris dans un bouchon complètement immobile, pour ne citer que ces deux exemples. Et vous, pensez-vous à faire de même ?
Notez que certaines marques vendent à présent des véhicules qui coupent le moteur à votre place à chaque fois que vous vous retrouvez au point mort. Pour avoir déjà conduit l’un de ces engins, je peux vous dire que c’est vraiment plus qu’un gadget car ce système est vraiment bien au point !
Bonne route,
Commissaire Olivier Quisquater |