
21/06/2010
Rapport d’activités 2009 de la police fédérale Présidence belge du Conseil de l’Union européenne
La police fait le point sur 2009 et maintient son engagement pour la présidence
BRUXELLES, 21/06/2010. – La Belgique va assurer la présidence du Conseil de l’Union européenne dès le 1er juillet prochain. Le second semestre de l’année 2010 s’annonce donc intense et chargé pour la police intégrée. Le commissaire général de la police fédérale, Fernand Koekelberg, ainsi que le président de la Commission Permanente de la Police Locale, Dirk Van Nuffel, ont souhaité donner un aperçu des projets prioritaires que la police va mettre en avant dans le cadre de cette présidence.
Avant de se tourner vers ce qui nous attend, le commissaire général ainsi que les directeurs généraux ont fait le point sur les activités de la police fédérale en 2009 et ont mis chacun un thème particulier en avant.
Vous trouverez ci-dessous le dossier réalisé à l’occasion de la conférence de presse de ce jour (lundi 21 juin 2010) consacrée, d’une part au rapport d’activités 2009 de la police fédérale et, d’autre part, aux thèmes essentiels qui seront mis en avant par la police intégrée dans le cadre de la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne.
Composition de la farde de presse:
Rapport d’activitÉs 2009 de la police fÉdÉrale
2009 : un fonctionnement encore plus intégré
BRUXELLES, 21/06/2010. – Le rapport d'activités 2009 de la police fédérale est disponible depuis aujourd'hui sur ce site. Les efforts et résultats engrangés au cours de l'année écoulée y sont présentés. Le bon fonctionnement intégré entre les services de la police fédérale, mais aussi entre la police fédérale et la police locale a permis d'obtenir de bons résultats. De nouveaux défis restent bien entendu encore à relever!
Le commissaire général et les directeurs généraux ont chacun mis l’accent sur un thème en particulier.
CG : composantes incontestablement liées
Le rapport d’activités 2009 montre que la police fédérale a bien rempli son travail en s’inscrivant dans la chaîne de sécurité. La multitude d’exemples retenus dans le rapport témoignent de ces bons résultats et des nombreuses initiatives obtenues par tous nos collaboratrices et collaborateurs.
Ce qui est remarquable à relever, c’est la présence de plus en plus grande des partenariats nationaux et internationaux dans l’exercice de nos missions. La police locale est notre premier partenaire et c’est presque à chaque page du rapport que l’on y fait mention. Cela prouve que les deux composantes de notre paysage policier sont incontestablement liées.
Une place importante est réservée à ce que font nos services d’appui opérationnels mais aussi non-opérationnels. Moins directement visibles sur le terrain, ils n’en constituent pas moins des rouages essentiels du fonctionnement intégré. Le commissaire général insiste pour qu’à l’avenir il leur soit réservé une attention soutenue.
DGS : 2.018 engagements
Un bon fonctionnement policier débute en attirant des membres du personnel compétents et impliqués, une mission de la Direction générale de l’appui et de la gestion (DGS).
Un job à la police attire beaucoup de personnes, cela apparaît du nombre de visiteurs du site Internet du recrutement. L’année dernière, 719.024 visiteurs se sont rendus sur le site rénové www.jobpol.be. Plus de 28.000 appels téléphoniques et pas moins de 7.270 mails ont été reçus dans le cadre de la sélection et du recrutement.
Avec plus de 25.000 candidatures, la procédure de sélection a également été revue et optimalisée. Un nouveau plan d’action a été mis en œuvre et vise à stimuler tous les partenaires impliqués dans la procédure de sélection, ce afin de limiter le plus possible la durée consacrée à l’exécution des épreuves. Le « parcours fonctionnel », la nouvelle épreuve
sportive opérationnelle depuis janvier 2010, est depuis peu organisé le premier jour de la sélection. De cette manière, les candidats savent déjà le premier jour si ils répondent ou non aux exigences tant intellectuelles que physiques.
Avec ses 2.018 engagements, la police intégrée était, en 2009, un des plus grands recruteurs du pays. Au total, plus ou moins 48.000 personnes travaillent à la police. Parmi celles-ci, 38.000 sont opérationnelles et 10.000 civils. Durant cette période socio-économique difficile, la police intégrée reste l’un des plus importants employeurs du pays.
DGA : du personnel spécialisé comme partenaire
La Direction générale de la police administrative (DGA) assure les missions de police administrative telles que la police de la route sur certains axes routiers importants, la police de la navigation en mer du nord et sur les eaux intérieures, la police des chemins de fer, la police aéronautique dans les aéroports nationaux et régionaux, l’appui aérien et l’appui canin.
Chaque service spécialisé a ses tâches et missions spécifiques, mais ils tiennent aussi et surtout à être des partenaires visibles. Le personnel spécialisé travaille avec et pour d’autres services de police, et fournit un appui tant à la police fédérale que locale. D’autres partenaires externes tels que la protection civile peuvent aussi compter sur sa connaissance spécifique, son matériel et son expérience.
PJF : la Police technique et scientifique
La Police judiciaire fédérale est confrontée ces dernières années à une augmentation du degré de difficulté de ses missions. Souvent, les méthodes de recherche traditionnelles ne suffisent plus à fournir une preuve qui tient face à la justice. Pour cette raison, l’intérêt pour les constatations techniques et analyses scientifiques augmente. Tout comme les chiffres de 2009 l’indiquent, les membres du personnel des labos de la Police technique et scientifique sont de plus en plus sollicités et parviennent à fournir plus de preuves solides.
De plus, la jurisprudence européenne nous incite à aller encore plus loin dans cette direction. Via l’arrêt ‘Salduz’ par exemple où la valeur de la première audition d’un suspect non accompagné d’un avocat peut être mise en doute. Si cette valeur diminue, l’établissement de la preuve se basera de plus en plus souvent sur les éléments de preuve matériels. C’est entre autres pour cela que nous avons largement investi dans des techniques d’appui comme par exemple un nouveau système d’empreintes digitales (APFIS et Livescan) ainsi que dans des services hautement spécialisés comme le service central de police technique et scientifique (UCE pour Unité Centrale/Centrale Eenheid).
Dans les autres domaines comme la criminalité financière et économique, un plus grand besoin en expertise se fait ressentir. Cette dernière menace de nous échapper dans les années à venir car beaucoup de membres du personnel expérimentés auront alors atteints l’âge légal de la pension. La Police judiciaire fédérale a développé un plan pour pouvoir y faire face.
Le rapport d'activités
Le rapport d'activités 2009 est composé de deux parties.
Dans la première partie, un aperçu sélectif mais large et diversifié des efforts, initiatives et résultats réalisés par les services de la police fédérale est donné. D'abord par arrondissement judiciaire (entités déconcentrées) et ensuite par thème (services centraux) comme par exemple la sécurité routière, le recrutement et la sélection, la collaboration policière internationale, la criminalité contre les biens,…
Les principaux chiffres-clés de la police fédérale relatifs, par exemple, aux phénomènes prioritaires, à la circulation et au budget, sont repris dans la seconde partie.

PrÉsidence europÉenne belge : un semestre chargÉ mais passionnant pour la police intÉgrÉe
BRUXELLES, 21/06/2010. – Dans 10 jours, le 1er juillet, la Belgique reprendra la Présidence du Conseil de l’Union européenne pour une période de 6 mois.
Cela représente, également pour la police intégrée de notre pays, un grand défi et cela signifie que l’été et la fin de l’année seront chargés. Cette présidence est, pour les services des polices locale et fédérale, une occasion unique pour mettre l’accent sur des thèmes qui leur sont essentiels.
Le 1er juillet 2010, l’Espagne passera le relais de la présidence à la Belgique qui, le 1er janvier, passera à son tour le flambeau à la Hongrie. Ces trois pays forment une présidence trio et collaborent très étroitement à un programme de projets communs.
Les polices locale et fédérale ont eu l’opportunité de déterminer plusieurs points d’attention et d’élaborer des projets autour de ces points d’attention. Une sélection de ces projets vous sera dévoilée dans la présentation en annexe. En plus de ces projets, une dizaine de groupes de travail et de réunions ayant pour sujet des matières policières seront organisés quelque part en Belgique entre juillet et décembre.
Les lignes de force de la police intégrée lors de la présidence sont :
- Working together: les polices fédérale et locale collaborent à un vaste programme européen et impliquent également d’autres services indispensables dans leurs projets et groupes de travail.
- Centered on citizens: renforcer la sécurité du citoyen européen est un des objectifs ultimes.
- Focused on first line police: tout comme améliorer les conditions de travail de la police de première ligne, des policiers et policières dans la rue.
- Concentrated on Europe: ceci ne se limite naturellement pas au contexte belge mais se situe au cœur même de l’Europe avec l’implication du plus grand nombre possible d’Etats membres.
Ces quatre lignes de force peuvent également être trouvées dans la ligne graphique qui sera utilisée par les polices locale et fédérale pendant toute la durée de la présidence.
A l’occasion de la présidence, plusieurs moyens de communication ont également été développés.
Les médias pourront y trouver de plus amples informations :
Astrid Kaisin
Porte-parole
|