L’unique caserne située sur le territoire d’Ixelles est celle de la gendarmerie, construite en 1909 le long du « boulevard militaire ». Sa fonction ainsi que la date plus tardive de sa construction expliquent ses différences avec les casernes d’Etterbeek. Les bâtiments sont davantage fonctionnels, moins solennels également, car la caserne vise à s’inscrire dans le paysage urbain et non à s’en distinguer.

Cette caserne, vouée avant tout à la formation des gendarmes, abrite des salles de cours, une bibliothèque, une piste d’obstacles pour la formation des cavaliers, etc., en sus des nécessaires écuries et logements de la troupe. Signe des temps, le « bloc des mariés », situé au coin de l’avenue de la Couronne et de la rue Fritz Toussaint, offre un peu d’intimité à ceux qui ont reçu l’autorisation de prendre épouse …
Après la deuxième guerre mondiale, le développement des missions de la gendarmerie et l’accroissement des moyens mis à sa disposition vont nécessiter la construction de nouveaux bâtiments. Le plus impressionnant étant sans conteste le Centre de Traitement de l’Informatique (1975), flanqué dans les années 1990 d’une tour de communication.
Ces extensions demeurant insuffisantes, la gendarmerie doit s’étendre en dehors de ses murs et prend quartier dans le « couvent » des Soeurs de Mons (une ancienne maison de repos transformée) ; l’Hôtel du Transit (logement d’officiers situé à peu près en face de la gare) et surtout les deux casernes de cavalerie.

Depuis la suppression du corps en 2000, seul le « monument de la gendarmerie » érigé en 1921 au coin du boulevard Général Jacques et de la rue Juliette Wytsman, témoigne encore du prestige passé de cette vénérable institution.