Historique
C’est en février 1992 que fut introduite auprès du ministre de l’Intérieur, après une étude approfondie par un groupe de travail, une proposition de création d’un détachement appui aérien au sein de la Gendarmerie. Le 19 juin 1992, le conseil des ministres approuve le projet d’un groupe d’experts et le Détachement appui aérien devient réalité. Le Corps fera encore cependant appel à l'Aviation légère de la force terrestre casernée à Brasschaat en appui d’opérations avec ses hélicoptères et ce jusque fin 1994.
L’étude du groupe d’experts a aussi montré que la Gendarmerie pourrait intervenir de manière encore plus efficiente si les moyens en appui aérien étaient plus rapidement sur place. Melsbroek étant plus central que Brasschaat, il fut donc décidé dans le courant de 1992, non sans une certaine tristesse, de quitter la base de Brasschaat.
Une seconde raison d’avoir choisi d’implanter le détachement appui aérien à Melsbroek est la possibilité d’y mettre en service des avions de type léger. L'ex-gendarmerie a jusqu’en 1993 volé uniquement avec cinq ALLOUETTE SA 318 C et trois PUMA SA 330, respectivement achetés en 1967 et 1973. Les avions légers volent cependant de manière plus économique et disposent d’un champ de vision plus large que les "bons vieux" hélicoptères. Les hélicoptères offrent quant à eux d’autres avantages notamment lorsqu’il s’agit de certaines interventions par les Unités Spéciales.
Lors de la création du Détachement appui aérien, l'ex-Gendarmerie décida d’utiliser des hélicoptères et des avions légers. Le 1er octobre 1993, le Détachement appui aérien s’installe donc au sein de bâtiments mis à sa disposition par la Force aérienne à Melsbroek. Le 16 novembre 1993, les Puma et Allouette reçoivent le renfort d’un Britten Norman Islander. Depuis lors, trois Cessna ont encore rejoint la flotte, dont un à ligne orange.
Aussi bien le Britten Norman que les Cessna peuvent voler durant la nuit et par des conditions climatiques relativement mauvaises. Ils nous ont déjà, durant ces dernières années, rendu des services inestimables, que ce soit pour le suivi et la régulation du trafic, les rassemblements de foules, la recherche de personnes disparues, la constatation d’infractions à la législation sur le respect de l’environnement, etc.
Etant donné leur âge avancé, il est devenu clair pour tout un chacun, au milieu des années 90, que les Puma et les Allouette devaient être remplacés. Le déclassement d’un premier Puma et un crash avec un second à Lyon laissaient en effet la gendarmerie avec un seul hélicoptère bi-turbine. Or, pour des raisons de sécurité, il est exigé d’être équipé de deux moteurs pour pouvoir voler au-dessus des grandes agglomérations.
C’est pourquoi un marché public a été lancé et il a été finalement choisi, après une étude approfondie, le MD 900 Explorer comme l’hélicoptère le plus intéressant pour le corps. Le premier Explorer est arrivé à Melsbroek le 21 janvier 1997, le second dans le courant du mois d'aout 1997 et le troisième deux années plus tard.
En 1999, les Alouette II , qui ont rendu de bons et loyaux services durant trente ans, ont été démobilisées et remplacées par deux nouveaux hélicoptères MD520N qui, comme les MD900, sont équipés du système NOTAR (NO TAil Rotor).