Ils ont ensuite fait connaissance avec de nombreux services de la police fédérale et de la police locale et ont assisté à des démonstrations (chien, maîtrise de véhicules). Ils ont également eu la possibilité de participer à diverses activités comme, par exemple, un deathride avec des moniteurs de sport. Leur journée s’est clôturée par une visite au musée de la police.
Entrée en matière romantique. 7 octobre, la gare froide et vide de Lessines… Vide ? Pas tant que ça… Un groupe se détache dans la brume matinale : les rhétoriciens de l’Athénée Magritte. En effet nous sommes invités à passer une journée aux casernes de la police fédérale à Etterbeek dans le cadre d’un projet initié en septembre avec l’appui de la molice fédérale et de Mme Ricour, coordinatrice de la Cellule d’Appui à la Gestion du commissaire général (CG).
Une journée qui nous permettra d’appréhender les différents visages d’un service toujours présent dans notre quotidien, dans notre environnement et, à contrario, très peu connu, déclare Amadéo.
lire plus...
Ce dimanche, nous sommes fort cordialement accueillis à Bruxelles-Central par deux officiers de la police fédérale, M. Piel et Mme Van Grieken, qui vont nous escorter jusqu’aux casernes d’Etterbeek et nous encadrer toute la journée. Dès notre installation dans les bus de la police (dont les vitres révèlent des moments houleux), nous recevons un badge spécifiant notre qualité d’Athénée VIP, ce qui nous vaudra d’être privilégiés au cours de toute cette journée.
 |
Après les mots d’accueil de M. le Commissaire général, « patron » de la police fédérale, de directeurs généraux, d’autres officiers du corps, après la brève allocution de remerciement de notre présidente, nous avons visionné, dans un auditoire de l’Ecole de police, le film « Go for police » qui explique la différence entre la police locale (les zones) et la police fédérale, les différentes spécialisations professionnelles des policiers et des civils, qui retrace les carrières de quelques personnes en insistant sur leur mobilité professionnelle et géographique. |
Nous y retrouvons M. Dupuis, coordinateur à la communication, qui est déjà venu à l’Athénée nous dispenser 2 heures de cours sur les bases de l’écriture journalistique, puisque nous sommes sollicités pour produire un article dans Inforevue, trimestriel de la police fédérale. |
Dans la cour centrale de la caserne, où sont regroupés les différents véhicules à la disposition de la police, nous retrouvons l’inspecteur Denamur et son équipe, dont nous avons fait la connaissance souriante et professionnelle à l’Athénée Magritte lors de l’expérience Prévention Sécurité routière (approche théorique et voiture-tonneau), vécue dans le courant de la Semaine de la Mobilité. No Télé avait d’ailleurs réalisé un reportage pour la circonstance.
Les rhétoriciens sont scindés en deux groupes, afin de faciliter encadrement et visite mais tous vivront les mêmes expériences.
Des tests de simulation d’aptitudes cognitives (logique – connaissance de la langue) nous mettent dans le bain : ces tests sont les premiers que subissent les aspirants-policiers. Serons-nous à la hauteur ? Avons-nous le potentiel pour être policiers ?
Suivis par la presse et renseignés par des accompagnateurs sympathiques et disponibles, nous poursuivons notre découverte par le spectacle d’une fanfare et de cavaliers-musiciens : l’ensemble est rigoureux et harmonieux. Nous visitons les écuries abritant confortablement les 240 chevaux de la police : des chevaux d’une taille exceptionnelle, plus grande que la normale comme pour mieux en imposer lors des cérémonies protocolaires, des manifestations de choc comme l’encadrement de manifestations footballistiques. Pourtant, des chevaux doux, quêtant les caresses à notre passage entre les boxes. |
 |
Dans une salle sont regroupés les stands des diverses activités et compétences de la police : police routière, police maritime, police environnementale avec les trafics d’animaux, prise d’empreintes, communication, police relative aux œuvres d’art…. Toutes les personnes présentes répondent cordialement à nos étonnements et à nos interrogations.
Emotions fortes garanties !! Cinq parmi nous participent comme passagers à une démonstration de conduite anti-dérapage sur sol mouillé.
« Très chouette : nous aurions bien aimé refaire l’expérience », précise Elodie, et Shirley d’ajouter « Trop bien ! ».
Dix d’entre nous se portent volontaires pour le Deathride, pour descendre en rappel de la tour du bâtiment frontal de la grande cour : 45 m de haut quand même, dûment sanglés certes, et glissant le long d’un filin ! Impressionnant ! Vertigineux !
« Le meilleur de la journée ! », souligne Laura.
« Un cauchemar… », souffle Kevin. « Trop peur… », constate Shirley.
« De la haut, nous avions une vue sur Bruxelles et nous apercevions même l’Atomium ! » précise Quentin !
« Heureusement que le personnel, entraîné, avait tout prévu pour garantir notre sécurité », souligne Alban.
Le repas, délicieux et copieux, nous est offert au mess du personnel. Nous le partageons avec des officiers hauts gradés. Seul Aniss ne mange pas, par respect pour ses convictions religieuses.
Le stand de tir à présent : notre badge de VIP nous dispense de faire la file car il y a foule de curieux dans la caserne. Des instructeurs chevronnés nous expliquent les différentes armes et les divers projectiles utilisés par la police. Un casque anti-bruit sur les oreilles, nous sommes les témoins d’une démonstration : comment « neutraliser » l’adversaire dangereux. « J’ai vraiment apprécié ! », déclare Lionel.
La visite continue avec une démonstration d’appui canin : des chiens d’allure sympathique, très obéissants qui peuvent se révéler drôlement agressifs lors de certaines circonstances, face à un suspect : « Surprenant ! », constate Lee. « Incroyable, surtout au niveau de l’éducation des chiens ! », approuve Thomas.
La visite se poursuit, toujours en VIP, avec la découverte du Musée de la Police et ses collections ; le commentaire en est assuré par le Conservateur en personne, Mr Mihail. La visite du musée en intéresse plus d’un, surtout ceux d’entre nous qui se destinent à l’histoire ; le musée retrace l’évolution de la police tant au niveau technique que scientifique ; certaines vitrines renferment des objets curieux et anecdotiques. La motivation du conservateur est telle que les moins intéressés, ou les plus fatigués, le suivent jusqu’au bout avec attention. |
 |
Une pièce retient plus particulièrement l’attention d’Alban : le nombre de policiers tués ou déportés en Allemagne au cours de la Seconde Guerre mondiale, certainement pour leur résistance à l’occupant. Respect. |
Pour terminer la journée, le commissaire général nous rassemble et, après quelques mots, nous offre un bug sponsorisé par la police : un chouette souvenir !
Cette journée est vraiment exceptionnelle et surtout intéressante. Elle nous permet d’avoir un autre point de vue de la police et d’en savoir un peu plus.
« De cette journée, je retire un certain respect pour le métier de policier, précise Céline. J’ai appris à connaître ce métier que je ne connaissais que partiellement et je lui ai trouvé certains aspects qui présentent de réelles difficultés. »
« Cette journée m’a motivé davantage pour un métier que j’ai toujours envisagé : inspecteur de police. Ce dimanche a été pour moi très enrichissant ! », reconnaît Jean-Jacques.
« J’aurais bien aimé rencontrer quelques membres des unités spéciales pour discuter, car j’aimerais bien apprendre ce métier… », regrette Lionel.
« Quelque chose à vivre au moins une fois dans sa vie ! », déclare Mandy.
« Super que l’on fasse quelque chose avec l’école ! », souligne Charlotte.
« Cette journée a été passionnante et même si tout le monde ne fera pas carrière dans la police, cette journée à été riche en émotions ! », ajoutent Mike et Elodie.
« Je ne sais pas si cette journée a créé des vocations, mais, au moins, elle aura réussi à nous intéresser et à nous informer sur la police fédérale ! », précise Amadéo.
« Enrichissante ! Cette journée a permis de retirer les œillères que l’on peut avoir sur la police. A faire absolument ! », renchérit Julien. « Très instructive ! », complète Thomas.
« Un accueil et une organisation irréprochables », termine Céline.
Un grand merci pour une journée pareille ! disent-ils presque en chœur.